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Anéantir, le nouveau livre événement de Michel Houellebecq

  • Photo du rédacteur: ForumEvents
    ForumEvents
  • 11 janv. 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 févr. 2022

La sortie d’Anéantir de Michel Houellebecq le vendredi 7 janvier a fait l’objet d’un raz de marée en librairie. Comme pour Sérotonine avant lui, l’ouvrage a été tiré à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires dans une luxueuse édition cartonnée.


A l’image de l’ensemble des ouvrages de l’auteur, il semble compliqué de rentrer dans les détails d’Anéantir sans gâcher l’histoire, les enjeux et les rebondissements. Au programme, comme souvent avec l’écrivain, s’enclencheront des réflexions sur nos modes de vie, les horizons de nos sociétés, leur pérennité ; tout cela accompagné des tribulations d’un homme blanc de 50 ans issu d’une CSP+, qui par le hasard de ses (non) choix se retrouve un cœur du récit autant qu’à la marge. Si Sérotonine s’attaquait vivement aux conditions de vie des éleveurs laitiers, le récit ici (sans spoil de notre part) mettra l’accent sur le système de santé et les problématiques de fin de vie.


Ainsi, à l’adresse de ses lecteurs, le livre constitue un pur Houellebecq qui aura de quoi satisfaire sur 730 pages digestes qui bénéficient du célèbre « non-style » de l’auteur, qui déballe une histoire dans une écriture simple, moderne, mais à la fois très technique (voire opérationnelle) et qui fera le bonheur des habitués de l’auteur. Les problématiques traitées, le cadre très contemporain et l’évolution du roman dans une actualité prégnante et parfois anxiogène, sont des éléments forts en faveur d’un récit encré dans notre époque.


Aussi long soit-il, ce livre constitue une bonne porte d’entrée dans l’œuvre de Michel Houellebecq, cela grâce à des personnes moins névrosés que d’ordinaire. L’auteur s’est autorisé dans ses autres livres des réflexions bien plus noires sur le genre humain et le destin de ses personnages. Loin de Soumission ou des Particules élémentaires, Anéantir offre des possibilités plus ouvertes à ses personnages qui ne sont plus aussi prisonniers d’un système défaillant que dans ses précédents ouvrages. Ici la possibilité d’une éclaircie est toujours possible.


Finalement, nous avons donc affaire à un long récit qui sera une formule gagnante habituelle pour le public de l’écrivain, et une très bonne voie d’entrée pour un lectorat néophyte.


Nicolas Beurton



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